Dès le début, le membre de Kolektif 10 Dawou Obòy a réclamé la libération immédiate du curé de la paroisse St-Jules de Petit-Bourg de Borgne, Snell Armand Nord. Se présentant comme un intellectuel avant-gardiste et en tant que citoyen d’Haïti, le professeur d’université manifeste sa vive indignation afin de dénoncer l’enlèvement intolérable du révérend père Snell, a-t-il écrit.

Toucher un homme d’église, un serviteur de la communauté qui consacre sa vie aux autres, est un crime abject qui révolte toute la conscience nationale. Nous vous tenons pour responsables de la vie du révérend père Snell et exigeons son retour immédiat au sein de sa communauté. L’histoire et le peuple vous jugeront sur vos actes. Tels sont les mots utilisés par le membre du directoire de l’IPAM (Initiative Patriote Marien) en parlant au Premier ministre et à Vladimir Paraison.

Ensuite, le professeur a critiqué le silence coupable et l’inaction des autorités face à cette terreur quotidienne tout en soulignant que la sécurité de chaque citoyen constitue un devoir constitutionnel fondamental que votre gouvernement se doit de garantir.

Ne faisant pas référence au directeur départemental Nord de la PNH qui agit en tant que coach plutôt qu’en tant que leader, le leader Djanold Saint-Jean Borgne a terminé sa lettre datée du 3 août 2026 pour rappeler que le Borgne est une terre révolutionnaire et que la communauté ne pliera jamais l’échine face aux criminels, aux voyous et aux marchands de peur. 

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