Dans le Nord, la proximité entre le milieu universitaire et les aspirations politiques suscite des interrogations. Selon certains observateurs, l’avenir de l’université ne devrait jamais être compromis au profit d’un dirigeant, d’un candidat ou d’un courant politique.

Tout citoyen, y compris un recteur ou un professeur d’université, a le droit de s’impliquer dans la vie politique. Cependant, il est important que cette liberté individuelle doit demeurer nettement distincte de la mission d’une université publique. Si certains étudiants, surtout ceux en difficulté économique difficile, étaient effectivement influencés à participer dans des démarches électorales au profit d’un camp politique, la question de l’autonomie de l’institution mériterait d’être sérieusement posée. Ces allégations doivent être dûment documentées avant d’être présentées comme des faits.

L’université doit demeurer un espace de savoir, de débat contradictoire et de formation de citoyens libres, et ne pas se transformer en une réserve électorale au service des élites politiques.

Le Nord requiert des intellectuels en mesure d’éclairer la société, plutôt que d’une université qui se transforme en un prolongement des luttes pour le pouvoir. La question fondamentale demeure : l’UNPCH poursuivra-t-elle sa mission de formation des esprits libres, ou court-elle le risque de se transformer en un outil de mobilisation politique?

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