L’Hôpital de la Convention Baptiste d’Haïti (HCBH) dépasse largement le simple cadre d’un regroupement de bâtiments ou d’une institution spécialisée dans les soins. C’est le lien social qui constitue l’expression tangible de la foi ainsi que du service au sein de communauté baptiste. Cependant, on ne peut pas ignorer que, pendant que l’on travaillait à restaurer les locaux, les cœurs, eux, étaient restés en chantier.

Les luttes d’influences et les tensions au sein du leadership de la Convention Baptiste d’Haiti ne sont pas des détails anodins. Elles posent un problème pour la fondation de cette institution. Si les dirigeants sont bloqués par des conflits qui étouffent l’esprit de fraternité évangélique, un hôpital, même très moderne, ne peut pas être un hôpital de bonne guérison.

La véritable « réouverture » de l’Hôpital de la Convention Baptiste d’Haïti (CBH) ne s’effectue pas le 1ᵉʳ juillet simplement en tournant les clés dans les serrures. Elle ne sera complète que lorsque les leaders de la CBH auront réussi à ouvrir les portes de leur propre cœur. Le défi des semaines à venir est donc évident : il ne suffit plus de gérer une crise structurelle ou financière. Il est temps de s’engager dans une thérapie d’humilité et de réconciliation. Si l’HCBH a pour vocation de soigner les gens, il est impératif que ses leaders s’engagent dans un processus sincère pour guérir les relations.

Définitivement, le service le plus significatif que les leaders peuvent offrir à la population, au-delà des avancées en matière de technologie médicale, réside dans l’exemple d’une église unie, capable de mettre de côté les ego pour privilégier l’intérêt supérieur du peuple de Dieu. L’hôpital est prêt à accueillir des patients. Il est temps de déterminer si les cœurs de ses leaders le sont aussi.

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